Le 25 juillet 2024, lors d’une interview diffusée sur RFI, Sékou Koundouno, responsable des stratégies du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a vivement critiqué le gouvernement guinéen, dénonçant ce qu’il qualifie d’« État de non-droit » en Guinée. Cette déclaration survient dans un contexte tendu, suite à l’enlèvement présumé de deux activistes du FNDC, Foniké Manguè et Billo Bah.
Koundouno a affirmé que ces militants avaient été arrêtés, enlevés et torturés, et a accusé le gouvernement de répression et de suppression des libertés. Selon lui, l’exécutif guinéen se trouve dans un état de « déni et de panique » face aux révélations faites par Mohamed Cissé, lesquelles auraient exposé ces abus. Il a critiqué le président de la transition, Mamadi Doumbouya, en soulignant que « toutes les institutions sont inféodées » à ce dernier, ce qui selon lui, menace gravement les libertés fondamentales.
L’activiste a aussi dénoncé la fermeture des médias les plus crédibles en Guinée et l’oppression de l’opposition politique et sociale. Il a notamment reproché au gouvernement de ne pas avoir mené d’enquête sur les accusations de torture et d’enlèvement. En tant qu’ancien coordinateur de la cellule Balai Citoyen, Koundouno a appelé à mettre fin à cette situation d’ici le 31 décembre 2024, réaffirmant la détermination du FNDC à combattre ce qu’il considère comme des abus de pouvoir.
De son côté, l’État guinéen nie toute implication dans l’enlèvement des deux activistes. Alors que les tensions politiques et sociales restent élevées, la situation en Guinée demeure incertaine, avec une répression continue et des restrictions croissantes sur les libertés.
Abdourahmane Baldé
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