Conakry – Face à l’intensification des affrontements au Moyen-Orient, les autorités de la Guinée ont annoncé l’activation d’une cellule de crise destinée à assurer la protection et l’assistance des ressortissants guinéens vivant dans les zones touchées par le conflit.
Selon un communiqué officiel publié par le ministère des Affaires étrangères, cette cellule de crise a pour mission de suivre l’évolution de la situation sécuritaire, de centraliser les informations et de coordonner les actions diplomatiques nécessaires. Les représentations diplomatiques guinéennes dans les pays concernés ont été instruites de recenser les citoyens, d’évaluer leurs besoins et de maintenir un contact permanent avec eux.
Coordination diplomatique et assistance
D’après des sources proches du dossier, les autorités travaillent en étroite collaboration avec les ambassades et consulats afin d’identifier les Guinéens établis dans les zones à risque. L’objectif est d’anticiper toute dégradation de la situation et de préparer, si nécessaire, des opérations d’évacuation.
« La priorité du gouvernement est la sécurité de nos compatriotes », indique une source diplomatique. Les ressortissants sont invités à se signaler auprès des missions diplomatiques et à respecter scrupuleusement les consignes de sécurité émises par les autorités locales.
Appel au calme des familles
À Conakry, l’annonce de l’activation de la cellule de crise se veut rassurante pour les familles inquiètes. Les autorités appellent à éviter la propagation de rumeurs et à privilégier les canaux officiels pour toute information relative à la situation de leurs proches.
La Guinée rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant renforcé leurs dispositifs consulaires face à l’évolution rapide du contexte sécuritaire dans la région. Les autorités assurent que la situation est suivie « heure par heure » et que des mesures supplémentaires pourraient être prises en fonction des développements sur le terrain.
Pour l’heure, aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le nombre exact de ressortissants guinéens présents dans les zones directement impactées par les hostilités.


