Du 15 au 17 mai 2024, une vingtaine de journalistes guinéens ont participé à un atelier de formation initié par le centre international des journalistes (l’ICFJ ) en partenariat avec l’ambassade Des États-Unis en Guinée. Cette session de formation a été animée par des journalistes expérimentés dont entre autre Serge Daniel de la RFI, ousmane N’diaye rédacteur en chef Afrique de TV5 monde, kossi Balao président du réseau des journalistes scientifiques d’Afrique francophone, oga, Ignace sossou et Moussa aksar tous des journalistes d’investigations.
La transparence dans le journalisme, la protection des sources, l’éthique journalistique, la redevabilité, la narration numérique, comment enquêter sur le numérique avec la méthode » OSINT » Mais aussi comment enquêter sur la corruption sont entre autres des sujets qui ont été abordés durant les jours par les différents formateurs.
Dans son discours de circonstances, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Guinée est revenu sur l’objectif du programme ces termes.
« Le programme de formation de l’ICFJ vous dotera des compétences essentielles . Pour contrer la désinformation et rapporter avec précision lors des crises. Renforçant ainsi la cohésion sociale et améliorant la responsabilité gouvernementale. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de l’ambassade Des États-Unis à Conakry pour renforcer et soutenir les médias en Guinée, donc merci à l’ICFJ d’avoir amené ce programme en Guinée » a dit Troy Damian Fitrell
Ce n’est pas nous qui avons choisi la Guinée, c’est le contexte, justifie Kossi Balao Directeur du forum francophone de l’ICFJ »
Le contexte, on le sait. Nous sommes dans un régime d’exception, un pays en proie de transition politique et nous savons que les journalistes sont affectés. Comment les journalistes peuvent travailler dans ce contexte ? Comment ils peuvent mettre à jour leurs compétences pour mieux jouer leur rôle ? Parce que dans un régime d’exception, les journalistes doivent continuer à pouvoir travailler. C’est un rôle vital et essentiel, ce rôle, c’est d’être le gardien de l’intérêt public. Le rôle d’un journaliste, c’est d’être un rempart. Un rempart contre la corruption, les violations des droits de l’homme, la mauvaise gouvernance, etc. Tous ces problèmes qui ont été à la base de la situation que nous vivons actuellement. Donc, les journalistes doivent travailler pour que ces situations ne se répètent plus. Mais quelles sont les compétences qu’ils ont besoin pour assurer ce nouveau rôle ? C’est l’objectif de cette formation » a fait savoir kossi Balao, journaliste scientifique et Community Manager de l’ICFJ.
C’est une formation qui permettra aux journalistes d’être plus professionnel, martèle Kadiatou Touré, journaliste à la RTG 2″ C’est une formation qui nous a permis beaucoup de comprendre les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Parce que en réalité les NTIC sont en pleines évolutions. Il faut souvent se remettre à niveau pour être au même diapason que ceux des autres pays. Donc honnêtement, nous avons appris beaucoup de choses sur comment faire des recherches approfondies. Quand il s’agit de certains sujets, on a même besoin d’aller interviewer parfois des gens pour avoir certaines informations. Avec certains moteurs de recherches, on a accès à l’information sans même nous déplacer. Donc ça nous réduit un peu le coût de réalisation d’un reportage. Et ça permet aux téléspectateurs d’avoir l’information en temps réel et aussi rapidement que possible. Nous pensons que cette formation nous servira et ça nous permettra d’être plus professionnel. Et aussi, nous souhaitons que cette formation, soit démultiplier auprès de nos confrères pour que nous soyons au même niveau de formation. Parce que les journalistes Guinéens en ont vraiment besoin »
Il faut noter que l’atelier de formation a été clôturé par la remise des attestations aux différents participants et la séance de photo et à la satisfaction de tous.
Tanou Diallo


